Le Programme d’aide à la recherche industrielle, géré par le Conseil national de recherches du Canada, soutient les petites et moyennes sociétés innovantes par 2 choses : du financement et du conseil. Le financement prend la forme de contributions, le plus souvent non remboursables, au coût d’un projet de développement défini, en général à coûts partagés (le programme couvre une part des salaires et coûts de sous-traitance éligibles, la société couvre le reste). Le conseil vient d’un conseiller en technologie industrielle affecté à la société, qui aide à cadrer les projets et connecte les firmes au réseau d’innovation plus large.
À la différence du SR&ED, l’PARI est basé sur le projet et tourné vers l’avant : il est négocié et approuvé avant le travail, contre un plan et un budget précis, et payé à mesure que le projet progresse plutôt que remboursé après la fin d’exercice. Cela le rend utile pour le calendrier, le cash peut arriver plus près du moment où il est dépensé, mais cela signifie aussi que le financement est borné par le projet approuvé et par le budget du programme, et n’est pas un droit acquis comme l’est un crédit d’impôt. L’éligibilité tient au fait d’être une PME canadienne incorporée, à but lucratif, avec la capacité d’exécuter.
L’interaction avec le SR&ED est le point le plus souvent manqué. Parce qu’une contribution PARI est une aide gouvernementale, elle réduit les dépenses qualifiées au SR&ED sur les mêmes coûts, abaissant le crédit d’impôt qui serait sinon obtenu. Les deux sont complémentaires mais non additifs : un opérateur les modélise conjointement, en choisissant comment répartir les coûts pour maximiser la prise non dilutive combinée, plutôt que de supposer que les dollars s’empilent proprement. Bien utilisé, l’PARI plus le SR&ED plus un tour d’equity est l’épine dorsale de la pile de capital deeptech canadienne précoce.
